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littérature

Récit pour faire rêve !

---LA
Rubriques


Vois l'oiseau qui va et va, il fonce
comme une flèche zélée dans le pur du ciel. Je suis cette âme
catapultée dans l'aube au-dessus de l’océan qui s'enivre de vivre
entre terre et ciel dans la marine torpeur. Je vais rejoindre par une
force de joies des amis venus de lointains connus de moi jadis, je
vais dans une course et dans un souffle mêlant qui me remplit de
bien être.

Je me console

---LA
Rubriques

Si j'avais une âme je lui enlèverai
ses plumes pour la garder un instant près de mon cœur si froid, je
lui parlerai pour croire en elle et de ses plumes je me ferai un
duvet avec du sparadrap, ça serait tout bizarre mais ça m'irait et
si elle est noire c'est qu'elle me connaît bien.

J'aurai pas l'air fin mais tant pis je
serai heureux de cet animal spirituel à mes côtés, elle serait
douce et traînante comme une mélancolie qui revient toujours le
soir.

Faire comme un rat

---LA
Rubriques

J'aime voir dans la rue ce qui
ressemble à la vie, c'est une force de racines que je vois dans les
yeux des gens que je croise, l'espoir quant à lui c'est fait la
malle un matin grincheux. Il est parti d'un pas lourd comme un chargé
d'affaire venu pour rien. J'en avais plus, alors bien sûr c'est
triste, le sommeil alors me glissait sur la tête dans le frottement
d'un oreiller pour me dire « repose-toi, t'es mort
maintenant ! »

J'ai quelque chose à dire ?

---LA
Rubriques

Je veux dire des choses, c'est le moins
que je puisse, dire des êtres c'est trop long.

Je vais à la pêche aux images, là je
vois des rochers, une digue et la mer qui vient faire son flop flop
dessus, elle est verte, élancée de vagues et puis un ciel changeant
de gris l'accompagne et je suis seul comme un sale gosse, y'aurait pu
avoir du monde autour de moi, des gamins mal grandis, tous fluets et
véloces, fort en cris de joies quand le vent les décoiffe en
malpoli qu'il est d'une liberté grande.

Délaissement

---LA
Rubriques

J'ai chuté de jamais si haut, j'avais
cru passer un caniveau, et n'ai pas vu le gouffre de ma tendresse, et
la chute continue comme un manque qui me nargue jour et nuit comme
une plaie qui se plaît à s'étendre, j'avais vu un haut drapeau qui
m'attendait comme un sommet à étreindre, j'ai mis mes pas sur un
sol qui s'est fendu, j'ai mis mon cœur dans des mains glissantes
soudainement...

Tant de temps d'illusions, de printemps
durables qui se font la malle par un tour du diable.

Voir et revenir

---LA
Rubriques


La ville s'échappe par travaux, ce qui
change gronde comme une bête qui s'éveille, elle n'est pas mienne
la ville, elle est une tanière d'un monstre, j'y suis dans une
fange, un marécage d'émotions, des bousculades et des effarements,
voilà ce que j'ai pris de la ville qui me claque sa folie.

Des rappels de commotions, de
stagnations, c'est une nature morte qui fait feu d'artifices.

Excursion

---LA
Rubriques

Je me souviens d'un voyage, une
aventure, une plongée fraîche, à l'époque volonté d'une
traversée avec une force de vie dans les pas, sans crainte par
jeunesse, sans crainte par allure, dynamisme propulsif avril 1990,
être ailleurs par dépaysement, le voyage comme source ouvrir sa
tête au ciel, les poumons dans la marche, la rencontre une fièvre,
la Jamaïque jungle humaine, balancement des cris dans des prises de
risques. Un tourbillon autour de vies violentes.

Que s'est-il donc passé ?

---LA
Rubriques

Le village de persil sur le Gange ne
dort plus depuis lundi, ce coin jadis paisible, inconnu environné
de forêts et desservi par une route communale suivant un tracé
datant du quaternaire s'est découvert un cadavre intranquille.

Le village troublé par ce phénomène
inconvenant somnole difficilement dans la torpeur des après midi
ensoleillées propices à la fermentation des viandes laissées à
l'air libre et dépourvues d'une vie propre et unique que certains
vont jusqu'à nommer âme.

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